Doums : « C’était sûr qu’un jour ou l’autre, j’allais finir au Japon. »

Des Rap Contenders à la 75ème session et L’Entourage, Doums est présent dans le paysage du rap français depuis plus de 10 ans. Entre freestyles et featurings, le public a pu accueillir l’année dernière le premier projet solo du rappeur parisien « Pilote ». AKHA lui a posé quelques questions juste avant son concert de ce vendredi 16 novembre, à l’Affranchi. Il partagera la scène avec l’autre moitié de 2Fingz, Népal.

 

AKHA. Bonjour Doums, on te retrouve sur scène avec Népal, KLMbeats, l’homme aux plusieurs aka

Doums. Il a trop de noms… Maitre Splinter aussi ça marche, il a d’ailleurs sorti un projet sous ce nom-là.

AKHA. Le public a pu t’écouter sur son projet sorti l’année dernière « 445ème Nuit », c’est quoi ton histoire commune avec Népal ?

Doums. L’un de mes meilleurs amis était en cours avec lui, il m’a dit : « J’ai un pote qui rappe, si t’es chaud, connectez-vous ! ». Dès le début, je me suis dit qu’il rappait comme les mecs de chez moi (ndlr : 9ème arrondissement de Paris). Népal, c’est un mec de Paris-Centre, Paris-Sud, tu vois. On s’est bien entendus direct, de fil en aiguille on a fait des morceaux, et on s’est dits pourquoi pas faire un groupe. C’est comme ça qu’est né 2Fingz !

AKHA. D’ailleurs la formation pour le concert de demain est présentée comme Doums + Népal et non 2Fingz, est-ce un choix ? 

Doums. Exactement, parce qu’on défend « 445ème Nuit » et « Pilote » nos projets solos à chacun sur scène, ensemble !

AKHA. T’as aussi un lien très fort avec L’Entourage, on vous a vu grandir quelque part…

Doums. Quand j’ai rencontré les gars de L’Entourage j’avais déjà le groupe 2Fingz, Nek (ndlr : Nekfeu) avait déjà le S-Crew avec Mekra, Framal, 2zer… Ça fait quoi, trois, quatre ans… Non, attends depuis 2008 ? J’avoue ça fait dix ans quand même, on avait 20 ans, le temps passe vite hein !

AKHA. Vous vous étiez rencontrés par le biais des Rap Contenders, c’est ça ?

Doums. On se connaissait bien avant les Rap Contenders, en fait. On se voyait en open-mics et on fréquentait plus ou moins les mêmes lieux à Paris. Après on commençait à se voir en dehors des soirées, je me rappelle qu’à l’époque, j’avais rencontré Nek qui m’avait dit : « J’ai des potos, il faut trop que tu les pètes c’est le même délire ! » (ndlr : S-Crew). J’étais dans le 9ème, et 2zer était dans le 19ème vers Pantins, c’était à côté donc on pouvait se voir tout le temps. On traînait vers Bagnolet, et on s’est connectés naturellement. Quand on allait aux Rap Contenders, c’était déjà prédéfini, on était en équipe.

AKHA. T’as une anecdote de votre équipe pour nous ?

Doums. Récemment on était au Japon, (ndlr : pour un épisode de Grünt Hors-Série), j’ai ramené quoi, une savonette de 100 et un 50 de beuh. Le voyage s’est bien passé, sauf que je n’avais plus rien à fumer à la fin des deux dernières semaines. La dernière semaine, c’était la hess. On est partis deux mois ! C’était pas la première fois, j’étais déjà parti là-bas avec Népal l’année d’avant pour les #LaxVision. De là, on avait tourné « Rien D’Spécial ».

AKHA. L’influence du Japon se ressent chez Népal, mais aussi dans ton univers. Je pense à ton clip en 8-bit, « Dans le Sang ». T’as une histoire particulière avec le Japon ?

Doums. Je suis un grand fan de mangas, et de toute la culture en fait. C’était sûr qu’un jour ou l’autre, j’allais finir au Japon. GTO ! Great Teacher Onizuka, Young GTO, GTO Lost Paradise, t’avais suivi ça ? C’est un peu comme les fans de tunning qui veulent aller au Portugal.

« À l’époque, ça rackettait comme dans GTO, maintenant j’appelle mon chauffeur comme dans GTA », Doums.

AKHA. Ton album « Pilote » est sorti l’année dernière. C’est quoi la suite, tu en as un autre dans le four ? 

Doums. C’était mon premier projet solo, oui j’ai un truc qui va suivre en préparation. On a déjà quelques pièces du gâteau monté qu’on est en train de peaufiner. On a la base, je me fais toujours accompagné d’Hugz, Enzo, Kezo, Népal, L$30. Techniquement il y a tout, c’est bientôt prêt. Je le sortirai au moment le plus adéquat pour moi, je pense.

AKHA. Vu que tu as du faire pas mal de sessions ces dernières années, en termes d’efficacité, d’investissement et de professionnalisme, quel rappeur t’a le plus surpris en studio ?

Doums. Ça dépend en fait… Il y a des mecs qui m’ont choqué sur des couplets, comme Alpha, et des mecs qui m’ont choqué sur l’ensemble, genre un Népal qui sort une prod de f**, et qui va poser le couplet de f** qui va parfaitement avec, c’est impressionnant ! Ou bien, comme à l’époque, Nek qui écrivait un 32 mesures en 30 minutes avec v’là les punchlines. Et là, tu lui dis : « Frère à quoi tu joues ? Soit tu l’as déjà écrit et tu te fous notre gueule, soit t’es vraiment trop chaud en fait ! ». (rires)

AKHA. Chez AKHA, nous sommes portés sur la sappe et le style, et toi ?

Doums. Je suis représentant du « NLM », même si je possède des pièces rares et chères. Le « Nique La Mode » c’est le genre de mec qui sort en jogging et claquettes-chaussettes. Après je kiffe la mode, mais je ne suis pas un addict. Je n’aime pas ça au point de me sapper bien tout le temps, je ne me prends pas la tête, et c’est ce qui est cool dans ce bail. Je vais surtout regarder si le frigo est bien rempli, s’il est bien rempli on va le blinder avec encore plus de choses un peu plus chères, faire un tour à Naturalia ou Bio c’est bon. On va acheter des pâtes bio ge3r !

AKHA. T’es en concert à Marseille à l’Affranchi, une salle qu’on connait très bien. Tu as un petit mot pour le concert ?

Doums. Ça va être chaud !

> Vendredi 16 novembre 2018

> 20h à L’Affranchi : 212, Boulevard Saint Marcel, 13011 Marseille

 

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